Mickaël Lefèvre, messager d’un monde encore authentique et secret.

Ce sont les portes d’un monde presque perdu, menacé par l’inconscience d’un de ses plus grands prédateurs qui pourtant en fait partie, l’Homme, que Mickaël Lefèvre pousse, presque chaque jour, durant de nombreuses heures, juste armé de son appareil photo. Camouflé, il y pénètre, pour surtout ne pas déranger les derniers garants d’un monde encore sauvage et authentique. Sur la pointe des pieds, retenant presque son souffle, le photographe essaie de faire taire tout le bruit et l’agitation inutile pour tenter de voir l’« apparition » animale tant espérer.

« Quand je pars, je sais toujours quelle espèce je veux photographier, ainsi, je m’adapte à leur mode de vie, à leur mode de réaction. Certaines espèces sont plus réceptives aux bruits et à la vue, d’autres à l’odorat. Je sais où en général elles se trouvent. C’est en connaissant leur mode de vie que je mets le plus de chances de mon côté pour parvenir à les photographier… Mais parfois, alors que toutes les conditions sont réunies… Rien, elles ne viennent pas », explique Mickaël Lefèvre qui couvre le territoire de la Champagne-Ardenne.

Le photographe refuse de surcroît de s’adonner à certains procédés, certes pas bien méchants, mais qui fourvoient quelque peu le travail de photographe animalier tel qu’il le conçoit. Appâter les animaux que l’on souhaite photographier est un recours souvent employé : déposer de la nourriture permet de garantir l’arrivée tant escomptée. De même, il ne photographie pas des animaux dits « imprégnés » qui souvent se trouvent dans des grands parcs de plusieurs hectares mais quand même bordés par des grilles frontalières. « Je veux photographier des animaux entièrement libres, qui peuvent s’échapper où ils veulent et comme ils le veulent. C’est mon défi. C’est cela qui me stimule », ajoute l’intéressé.

Une « retraite intérieure »

Mickaël Lefèvre a de nombreuses fois participé à des animations organisées par l’Association nature du Nogentais et contribue, par diverses interventions, à faire connaître la Bassée réputée pour ses zones riches en espèces d’oiseaux, en orchidées rares et protégées, et par la présence presque unique dans la région du fameux lézard vert. Il a aussi présenté une exposition au pavillon Henri IV qui a fait grande impression, tant les clichés témoignaient d’une rencontre aussi poétique que troublante et authentique entre l’Homme et l’Animal.

Capter le monde sauvage dans ce qu’il a de plus indomptable et de plus inédit : telle est cette quête qui se mérite et se paye parfois au prix fort de certains renoncements personnels. Éducateur technique spécialisé, Mickaël Lefèvre vit au quotidien des situations douloureuses et délicates auxquelles il faut faire face dans le plus grand respect de l’intégrité de l’autre. C’est parfois lourd. Partir dans la Nature et faire silence lui permet de se ressourcer et de « retrouver ses racines » comme il aime à le dire. « Nous avons oublié que nous faisons partie de ce monde-là. Pour moi, la vraie vie est de ce côté-là. Sans cette vie là, je suis juste privé d’air. »

Emmanuelle Raymond

http://www.mickael-lefevre-photographie-animaliere.com

 

 

 

Magazine Chassons.com : Mickael Lefèvre vous êtes photographe animalier. Quel a été votre parcours ? Avez-vous étudié l'art, la photographie, le design… ?

Mickael Lefèvre : Tout petit déjà, j’étais attiré par les animaux dont la morphologie et les comportements surprenants suscitaient mon admiration et ma curiosité. Les cités Myrmécéennes ont été les premiers témoins de cette fascination mais aussi, je dois l’avouer aujourd’hui, les premières victimes de ma soif de connaissance.

En observant longuement les fourmis, j’ai appris beaucoup sur l’organisation complexe de la fourmilière, modèle réduit parfois de notre société. Je suis resté de longues heures couché au sol à en scruter l’effervescence, à tenter de déchiffrer ses modes de communication, à percer les secrets de son architecture en éprouvant au passage son système de défense élaboré.

Les trophallaxies, les pistes de phéromones, la hiérarchie interne, mais aussi les missions de chaque caste demeuraient pour moi un mystère. Quand l’occasion se représente aujourd’hui, il m’arrive encore de m’attarder sur ce petit peuple qui fait invariablement ressurgir mon âme d’enfant, l’insouciance en moins, la sagesse en plus.

Mon admiration demeure intacte face au courage et la détermination de ces minuscules soldats stratèges, luttant contre mon doigt envahisseur avec abnégation dans un but ultime, protéger  la reine et ainsi, perpétrer l’espèce.

Je pense que c’est de ce terreau formique si j’ose dire, qu’est née ma passion pour le monde du vivant.

Quelques années plus tard, vers l’adolescence, j’ai abordé de façon superficielle la photographie mais par manque de temps et de moyens, j’ai abandonné cette dernière au profit d’autres activités. Acheter et développer des films représentaient un budget significatif que je n’avais pas à l’époque.

Il y a dix ans environ, en Corse, j’ai renoué avec celle qui m’a toujours attirée et que je n’ai jamais vraiment quittée. Progressivement, je suis revenu avec la volonté d’approfondir mes connaissances, de satisfaire ma curiosité « Naturelle ». Pour cela, j’ai commencé par étudier l’avifaune locale.

Ainsi, depuis des années, je sillonne ma région (Champagne-Ardenne) à la recherche de tous ses hôtes illustres sans distinction, faune et flore comprise. Afin d’optimiser mes recherches et surtout, de ne pas porter atteintes aux espèces que je rencontre, je me suis rapproché d’associations naturalistes et de personnes passionnées comme moi.

A leur contact, j’ai compris que les fondements de la pratique de la photographie animalière passent par le respect du bien-être des animaux ainsi que par la protection de leur environnement direct.

Par conséquent, afin de limiter mon impact sur cet équilibre fragile, j’ai entrepris d’étudier le comportement des différentes espèces dans leurs milieux.

Voilà pourquoi je passe des milliers d’heures à parcourir ma région pour observer un chevreuil ou une couleuvre sans bouger de mon affût, qu’il soit terrestre ou flottant. L’éthologie est mon moteur…

Rapidement, j’ai souhaité partager mes observations grâce à la magie des images, renouant ainsi avec celle qui est devenue cette fois une véritable passion dévorante et chronophage, la photographie animalière.

Je n’ai reçu aucune formation spécifique dans la photographie, l’art ou le design. En revanche, j’ai été initié à la pratique de l’affût flottant par l’un de ses concepteurs lors d’un stage.

Pour le reste, j’utilise principalement les cinq sens que la nature m’a donnés en les conjuguant avec ma sensibilité et surtout, j’y passe beaucoup de temps !

Pour améliorer ma technique purement photographique, j’utilise tous les médias actuels disponibles (web, livres, expositions, échanges avec d’autres photographes, expositions, etc.) et l’expérimentation bien-sûr.

Parallèlement, je me suis récemment rapproché d’un « club photo » pour combler mes lacunes et avoir une bonne connaissance de mon boîtier, une meilleure maîtrise de la lumière. Il me reste encore énormément de travail à accomplir et j’aimerais vraiment bénéficier d’une vraie formation dans ce domaine.

En ce qui concerne mes techniques de camouflages et d’approches, je m’appuie uniquement sur mon expérience acquise sur le terrain que je perfectionne avec le temps.

J’utilise également certains fondamentaux  qui m’ont été enseignés pendant mon service militaire chez les parachutistes dans un régiment de renseignement.

Magazine Chassons.com : Qu’est-ce qui vous attire dans la photographie animalière ?

Mickael Lefèvre : Je pense sincèrement qu’il s’agit avant tout d’une volonté inconsciente ancrée au plus profond de moi-même, celle de me sentir simplement vivant, vivant oui, mais en totale harmonie avec mon environnement.

Vous savez, celui que l’on sacrifie inexorablement au profit d’un confort matériel que notre société de consommation produit en masse…

Hypocrisie diront certains mais même si je suis conscient d’être associé inévitablement à ce massacre, j’essaye de garder le plus souvent possible le contact avec cette nature où je me ressource et auprès de laquelle je me sens si bien.

C’est pour moi une retraite intérieure que tous ceux qui vivent ma passion et qui aiment vraiment la nature comprennent.

Arpenter ses sentiers le jour et se laisser surprendre par ses mystères, pénétrer ses forêts la nuit et se confronter à ses peurs les plus primaires, ressentir la force de ses éléments sous un orage, connaitre ses lois, implacables, ses codes, immuables, s’extasier devant sa beauté, éternelle.

Telle est ma quête. Certains y verront peut-être une approche trop philosophique, qu’importe. Ce qui compte c’est l’ouverture d’esprit et de cœur.

Généralement la photographie animalière se pratique seul pour des raisons évidentes de discrétion, mais ce n’est pas toujours le cas, d’ailleurs, certains la pratique à plusieurs. Personnellement, j’ai besoin de cette solitude pour me sentir en totale communion avec mes sujets et optimiser ainsi mes rencontres.

Il  faut énormément de patience, de concentration et d’expérience pour repérer chaque mouvement trahissant une présence, pour percevoir chaque bruissement furtif mais aussi, pour capter les odeurs subtiles que la nature distille comme autant d’indices.

Il faut savoir s’arrêter et regarder, écouter pour mieux comprendre, s’allonger pour mieux rêver. J’aime la sensation que me procure l’observation des animaux au plus près, sans être vu et donc sans perturber leur tranquillité et modifier leur comportement  naturel.

J’ai en tête tant de souvenirs insolites comme ces oiseaux se posant sur mon objectif ou sur moi-même, de scènes de prédations tragiques mais vitales. Je repense à toutes ces petites foulques insouciantes qui chaque printemps suivent leurs parents inquiets sous le regard perçant d’un Milan noir affamé.

Je me souviendrai aussi longtemps de cette chevrette intriguée par mon affût, glissant lentement son museau dans ma cachette et me fixant de son œil d’encre profond. Quel bonheur…

Sérénité, Patience, Humilité, Passion, Respect.  Voilà le secret.

Magazine Chassons.com : Mickael, vous n’êtes pas chasseur, quelle image avez-vous de la chasse en France et comment se passent vos rencontres sur le terrain ?

Mickael Lefèvre : Très honnêtement, l’image que j’ai de la chasse aujourd’hui est particulièrement dégradée et trouve son ancrage dans les rencontres et les échanges que j’ai pu avoir avec certains de ses pratiquants sur le terrain. Par exemple, j’ai déjà subi des menaces verbales et parfois physiques, fusil en main. Objectivement, je pense que le problème trouve son origine dans le fait que nous fréquentons les mêmes milieux aux mêmes moments et que par conséquent nous nous gênons mutuellement.

Comme on me le dit souvent : - »moi je paye, vous non » ce à quoi je réponds, « vous êtes armé, moi pas ». J’estime être en droit moi aussi d’évoluer librement et d’assouvir ma passion au même titre qu’un chasseur. C’est valable également pour le cueilleur de champignons, le joggeur ou le simple promeneur du dimanche. Il est certain que je suis minoritaire sur le terrain car que je croise beaucoup plus de chasseurs que de photographes animaliers même si cela arrive parfois.

Je comprends très bien que celui qui paye son action de chasse à prix fort veuille être tranquille, mais dans les régions où la chasse est très répandue, il devient alors difficile pour nous autres de trouver des espaces pour prendre l’air et pratiquer nos loisirs en toute sérénité, surtout l’hiver avec la "chasse aux bois" .

C’est en somme une question de partage de l’espace naturel. Bien évidemment, il y a la question de la propriété privée et de ses limites, des clôtures, des réserves de chasse, etc. De mon côté, je reconnais aussi mes torts car j’évolue souvent comme nous disions à l’armée, en « azimut brutal« , ce qui me conduit à me retrouver parfois là où je ne devrais pas être à priori.

Chacun doit mettre de l’eau dans son vin. Il faut savoir néanmoins que j’affûte sur le terrain avant le lever du jour, souvent avant les chasseurs et que par conséquent, je me retrouve parfois bien malgré moi au milieu d’une battue.

Ceci étant dit, je n’ai pas l’intention de stigmatiser ici le comportement de certains individus irresponsables qui ne reflète pas l’ensemble de la communauté des chasseurs et qui au contraire, accentue ce climat d’insécurité et donc de rejet de la chasse. 

Magazine Chassons.com : Selon vous, que devrions nous faire pour améliorer l’image de la chasse et des chasseurs en France ?

Mickael Lefèvre : Je ne pense pas être le mieux placé pour répondre à cette question mais je veux bien me risquer d’y répondre en proposant quelques idées qui feront sûrement bondir certains.

La solution pourrait passer par davantage d’informations à la population notamment sur les lieux et dates de chasse et surtout, par une signalisation adaptée. Par exemple, pourquoi ne pas matérialiser une battue in situ quelques jours avant ?

Lorsque j’arrive bien avant le lever du jour et que je pénètre dans une forêt, rien ne m’indique qu’une battue va avoir lieu le matin même. Parallèlement, la formation des chasseurs pourrait probablement être continue afin de vérifier si les compétences acquises lors du permis sont toujours maîtrisées, notamment sur la sécurité.

Un module spécifique sur les comportements irresponsables et dangereux ainsi que les peines encourues pourrait également faire partie intégrante de la formation initiale. Il permettrait à certains de réfléchir sur les conséquences de ses actes et de l’image qu’ils donnent de la chasse en France.

Même si je suis bien conscient de ne pas faire l’unanimité avec mes propos, je maintiens que personne ne devrait être menacé ou intimidé parce qu’il a fait fuir un chevreuil ou un lapin.

Magazine Chassons.com : Aujourd'hui quel matériel utilisez-vous ?

Mickael Lefèvre : J’utilise un boîtier réflex bien connu dont je ne ferai pas de publicité ici car la marque en question ne fait aucune concession sur ses prix même pour les plus passionnés d’entre nous.

Au niveau des objectifs, je couvre de 16 à 400 mm environ sachant que mon arme de prédilection reste le 300 mm, focale fixe. Bien entendu, j’ai toute une batterie d’accessoires que vous pouvez imaginer facilement comme un pied, un déclencheur souple, des filtres, batteries, cartes mémoires, etc.

Pour la partie camouflage, j’utilise sensiblement le même matériel que vos lecteurs mais je l’adapte en fonction de l’environnement, des saisons et de mes objectifs (voir mon site). Je pratique la billebaude, l’affût fixe et surtout l’affût flottant qui me permet d’approcher au mieux mes sujets.

J’ai fabriqué ce dernier sur mesure il y a quelques années et il m’apporte toujours à ce jour une entière satisfaction. Vous pourrez trouver une petite vidéo sur le sujet réalisé par une chaine télévisée locale à l’adresse suivante : www.canal32.fr

Magazine Chassons.com : Quels services pourriez-vous proposer à des chasseurs ou des domaines de chasse ?

Mickael Lefèvre : Très honnêtement, je ne sais pas mais je suis ouvert à toutes les propositions dans la mesure où elles permettraient à chacun d’exercer librement sa passion dans le respect de l’autre.

 

 

 

 

EXPOSITION AUX ARCADES A TROYES

      Du 18 juin au 27 juillet 2012.

 

 

Amoureux de la nature, l'artiste immortalise avec talent les animaux et leur environnement. Attention, l'exposition prend fin vendredi !
En une quarantaine de très belles photos soigneusement encadrées, numérotées et signées, Mickaël Lefèvre, aussi humble soit-il, nous raconte tout ou presque de sa double vie de passion : les animaux de la nature et la photographie.

Pour partager ses découvertes et témoigner de cette vie qui foisonne, probablement aussi pour alerter les hommes des fragiles réalités d'un milieu naturel qu'ils détruisent sans vergogne, Mickaël Lefèvre s'est modestement mis à la photographie. « Uniquement en milieu naturel, sans artifices et dans le respect le plus total de la faune sauvage ».

Patience de rigueur
Des milliers d'heures passées en affût fixe ou flottant, caché sous les feuilles, derrière un arbre, ou immergé jusqu'au cou, ont fait de lui un expert du camouflage, des techniques d'approche, des repérages, de la billebaude aussi. Un naturaliste certainement, et ses photographies le prouvent, prises à force d'amour, de patience et de passion, essentiellement dans la région des lacs et en pays d'Othe à l'orée duquel il demeure. Des photographies superbes et souvent étonnantes qui nous en apprennent énormément sur les modes de vie et comportements du règne animal et la biodiversité en général.

Toute cette faune silencieuse est actuellement aux Arcades. Entre un vol de grues et un vanneau huppé dégustant un ver de terre, on peut admirer un cygne et ses petits, une mouette rieuse en phase de décollage, une naïade aux yeux rouges, un lucane cerf-volant, une thomise blanche, ou encore un sonneur à ventre-jaune. Et là-bas, un zygoptère (demoiselle libellule) prenant le soleil sur un nénuphar, une aigrette garzette, un chevalier cul blanc, une chevrette, etc.

 

EXPOSITION A LA MAISON DU PARC A PINEY.

 

De juillet au 30/09/2012

 

 

Dès les premières minutes, quand on parle avec Mickael Lefèvre, on peut ressentir sa grande passion pour la photo animalière.
Originaire de l'Aube, Mickael aime expliquer ses techniques d'approche, la construction de son affût flottant pour saisir les oiseaux ou le type d'objectif photo qu'il utilise. Ses photos sont exclusivement prises en milieu naturel, dans le respect total de la faune sauvage - ce qui demande un très long travail d'observation, d'approche, et surtout, beaucoup de patience.
Grâce à ces années d'observation, Mickael a bien compris les liens étroits qui unissent les animaux à leur environnement et par conséquent la nécessité absolue de préserver leur milieu si fragile. Il photographie la vie dans la nature et sa palette photographique va des mammifères aux reptiles en passant par les insectes et les oiseaux comme le montre cette photo saisissante d'une aigrette qui va faire son repas d'un brochet de cinquante centimètres.
En parcourant l'exposition, on comprend que Mickael Lefèvre est devenu la référence en matière de photographie animalière.
Une exposition à ne pas manquer à la Maison du Parc à Piney jusqu'au 30 septembre.

 

 

 

 

EXPOSITION AU PAVILLON HENRI IV A NOGENT SUR SEINE

 

 Du 17/03/2012 au 01/04/2012

 

Humilité et contemplation. Les photos de Mickaël Lefèvre sont une invitation au voyage et au partage. Un voyage au cours duquel la chance est donnée au visiteur d'assister à des instants précieux de la vie des animaux, de leurs jeux, leur sommeil, leurs postures hiératiques, attentifs, toujours, au moindre souffle, au moindre crépitement… Sans jamais les déranger dans leur quotidien, le photographe fait de l'attente et du camouflage un des points forts de son travail et de son message. C'est dans cette lenteur tranquille, et pourtant affûtée, que sans doute, l'émotion saisissante qui jaillit des regards, des plumes ou des antennes naît et nous fait porter un regard neuf sur l'infini… mystère du monde animal. Lors de l'inauguration de l'exposition, vendredi soir, le service culture de la mairie ainsi que le maire de Nogent-sur-Seine, Gérard Ancelin, ont rendu hommage à ce bel opus, un appel à la contemplation du monde.